LES BRAS BR2 / BR4 ANDRE CHARLIN

On ne peut pas reprocher à André CHARLIN de ne pas avoir une approche scientifique, et pourtant, la manière de régler la force d'appui d'une cellule m'a toujours amusé.
La manière préconisée, tient du bon sens tout en étant tout de même largement empirique.
Le principe est : s'il existe une suspension du stylet sur les têtes de lecture, c'est qu'elle a son utilité.
André CHARLIN propose donc, pour optimiser la force d'appui, d'analyser l'action de la suspension, c'est à dire de controler l'enfoncement du stylet porte-pointe quand il est en contact avec le sillon.
Le réglage optimum de la force d'appui correspond à une compression de la suspension d'un tiers.
Les réglages de force d'appui trop faible aboutissent à une perte de lisibilité, du moins en fin de disque, et si c'est vraiment trop léger, une perte de lisibilité tout court.

J'ai en ma possession 2 bras BR XX.
Un vraiment ancien, qui équipait une TD 124, avec l'électronique câblée en l'air dans un boitier métallique, et un second plus récent avec circuit imprimé qui équipait une TD 125. Je désepère de les faire fonctionner un jour, mais sait-on jamais ?

Le premier bras CHARLIN que j’ai trouvé était monté sur une platine THORENS TD 124. Il était équipé d’une cellule ORTOFON SL 15E qui était encore en excellent état. Le transfo était une pièce faite à la main et collée sous la platine.

Le module de commande du bras est situé dans une boite métallique fixée à l’arrière de la console et relié à la partie mécanique par un câble équipé d’un connecteur octal.
Le montage est en l’air sur plaquette à picot.

Du fait de l’âge de l’appareil que le bras soit monté sur une platine TD 124 et du fait de la rusticité de l’électronique, je pense que c’est un modèle BR2.

Le deuxième bras CHARLIN que j’ai trouvé était monté sur une THORENS TD 125 en “stand alone”. Le bras était équipé d’une cellule à bobine mobile SUMIKO - BLUE POINT à haut niveau de sortie rendant superflu l’usage d’un transfo d’adaptation.

Le module de commande est approximativement identique à part des condensateurs rajoutés sur chacune des touches. Le montage est réalisé sur un circuit imprimé en bakélite et fixé directement sous la planchette du bras. Le montage par 2 tiges filetées est fragile et généralement les CI sont cassés à l’endroit des fixations. Le transfo 24V était indépendant et logé dans le socle de la TD 125.

La prise de commande à distance comprend plusieurs possibilités et intervient à différents endroits du circuit de contrôle. En l’absence de commande à distance, une prise avec des straps doit être utilisée pour assurer les connexions des différents composants.